Chers amis, Ce mardi soir, grâce à l'initiative de François Dubois et à l'intelligente efficacité d'Olivier Rosec, l'Afscet-café a pu aaccueillir de son mieux Monsieur le Professeur Eric Schwarz de Neuchâtel. Ces quelques lignes ne sont pas un compte rendu, seulement un essai d'hommage à un homme illustre, un homme de science, un chercheur. Nous n'avons donc pas découvert un héros à success story ou un tribun qui nous aurait cloués sur nos sièges, mais un homme toujours en éveil, de l'autre et peut-être de ce monde qui l'inquiète, regrettant toujours de ne pouvoir s'exprimer et échanger "qu'en vingt minutes" sur ses travaux et réflexions de quinze ans et plus ... en tout cas, pendant les trois heures de ce soir-là, nous avons rencontré un homme qui renvoie à notre image de soi par cette volonté délibérée de se tenir dans la sphère de l'apprentissage, dans le souci, pour son entourage, de l'informer, hic et nunc, à chaque instant, de l'état de ses recherches au risque de se voir infliger quelque "pragmatique sanction"... Ce n'est pas au hasard s'il fait référence à Bateson et sa notion, élargie par d'autres, d "espace de cognition" dont on a pu sentir l'ampleur, entre d'une part des propos peu assurés, des efforts scrupuleux pour répondre ou ne pas répondre à des questions sensibles et d'autre part cette partie supérieure de l'iceberg de ses représentations matérielles des schémas, des exemples, de son modèle d'apprentissage et de son indéfectible souci de définir sa sémantique. Merci Eric d'avoir su parler de vos présupposés, de vos doutes, de nous avoir entraînés là où vous vous êtes engagé par vos propositions généreusement ouvertes de vision du monde, dans ces zones d'incertitudes stimulantes comme la vie dont vous nous avez donné un bel échantillon de vécu. Merci Monsieur le Professeur Eric Scharz d'avoir accepté notre invitation première étape d'une relation que concrétisent déjà certains de nos collègues par leur correspondance, leur quête de conseils, la perspective de visite et peut-être, comme vous le suggériez, des travaux en commun ... Très cordialement à vous tous, PM